Benjamin Griveaux: «Je propose de suspendre les travaux à Paris jusqu’à fin 2020»

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Candidat LREM à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux doit affronter la dissidence de Cédric Villani. Un mauvais départ dans sa campagne? Lui jure que non et préfère se focaliser sur ses propositions pour transformer la capitale.

Édouard Philippe a finalement clarifié sa situation à Paris en disant, il ne serait pas candidat. Vous êtes soulagé?

BENJAMIN GRIVEAUX. Ni soulagé, ni surpris, mais sincèrement touché par ses mots. Je connais son attachement au Havre. Et je sais qu'il est un premier ministre totalement dévoué à la réussite de ce quinquennat.

Cédric Villani n'était pas présent ce week-end à Bordeaux aux universités d'été de LREM. C'est un délit européen?

C'est son choix. Ma mission est simple: rassembler le plus grand possible. Cédric Villani, on a commencé le projet de rassemblement en excluant. Il y a des marcheurs égarés, mais je n'ai aucun doute sur ce que nous avons plus de convergences que de divergences et que nous finirons rassemblés.

Vous continuez de lui tendre la main?

J'ai déjà eu l'occasion de faire des médias interposés. Mais je ne fais pas de tendance principale, car je ne fais pas de commission, ni de charité. Et ce n'est pas la question. Un projet se bâtit sur les convictions communes. Je sais que nous partageons de nombreuses. Noter d'une alternative crédible à Anne Hidalgo.

Lui ne cesse de prendre «l'appareil politique», celui du parti, dont vous seriez question…

Mais je n'ai rien fait de la politique dans ma vie. J'ai créé deux entreprises par le passé à Paris. J'ai aussi eu une expérience d'élu local. Je suis donc quelqu'un de ma génération. C'est-à-dire quelqu'un qui a eu plusieurs vies avant 40 ans.

Justement, on vous reproche souvent l'image d'une personnalité froide, cynique, agressive. Cela vous agace?

Que voulez-vous que je vous dise! Il y a l'image que mes adversaires essaient de me coller… et puis la réalité. Les campagnes, c'est fait pour décoller les images. La réalité, c'est que je rassemble des personnalités. J'ai mes défauts et je les connais. Il m'arrive d'être direct? C'est vrai. Il m'arrive de dire un peu d'argent? C'est vrai également. Je crois que c'est aussi ce qu'on attend du futur maire de Paris. C'est-à-dire d'un maire qui n'a pas peur d'affronter la réalité.

À Paris, certains Marcheurs parisiens ne se retrouvent pas encore dans votre candidature. Il y a des dissensions?

Il y a 56 000 adhérents à Paris. Cédric Villani, c'est vrai. Ce que je note, c'est que l'immense majorité me soutient.

Villani veut être le premier maire écologiste de Paris. Ça veut dire quoi?

Je ne crois pas à ce cours au label et ça m'intéresse assez peu. Dans cette campagne, tout le monde cherche à être plus écolo que l'autre. Mais la bonne question ce n'est pas un savoir écologiste, mais commentez pratique l'écologie.

C'est-à-dire?

Mon approche de l'écologie c'est une méthode et deux objectifs. La méthode, c'est d'embarquer les Parisiens dans cette transformation. Je fais donc la proposition du Conseil parisien de l'urgence qui fera une proposition par semaine pendant la campagne. Il aura vocation, au lendemain de l'élection, à tirer les citoyens vers le sort, pour qu'ils restent tous les deux mois et à prendre des décisions.

Les objectifs, eux, sont très simples: faire baisser le bilan carbone des Parisiens et lutter contre les pollutions. Qu'elles soient atmosphériques, mais aussi sonores. Les pollutions sonores, c'est neuf mois d'espérance de vie en moins dans la capitale.

Faut-il réduire la place de la voiture à Paris, un des marqueurs d'Hidalgo?

La voiture n'a pas vocation à prendre plus de place. La vraie question c'est quelles mobilités? Si on parle de voitures, ce sont des voitures électriques. Est-ce qu'on développe l'auto-partage et le covoiturage? Forcément, oui.

Ça peut marcher le covoiturage dans Paris?

Bien sur ! Les deux tiers des gens qui sont assurés à Paris ne sont pas parisiens. C'est pour cela que je veux développer le covoiturage avec les voies dédiées sur le périphérique par exemple. Ce n'est pas très compliqué, c'est à coût zéro et à effet positif immédiat.

Justement, le périphérique, vous proposez toujours d'en couvrir certaines parties?

This is to make it to be a view of Paris. Pour faire, je souhaite associer au maximum des promoteurs privés qui pourront co-investir avec la collectivité. J'y travaille en ce moment pour évaluer le coût financier.

On parle beaucoup de cantines scolaires dans la campagne. C'est un enjeu pour vous?

Il y a un arrondissement qui pose un immense problème: c'est le XVIIIe. Le seul arrondissement, with the IIe, and the cantines On y sert 14 000 repas par jour! Et d'après les parents que j'ai rencontrés, la qualité n'est pas au rendez-vous. Servir des sandwichs emballés dans du plastique, ce n'est pas possible. Si demain je suis maire de Paris, je ré-municipaliserai la restauration scolaire dans le XVIIIe. Le rôle du maire de Paris est de défendre les biens publics, l'alimentation en est un. Être maire, c'est se battre pour l'avenir de nos enfants.

Le prix de l'immobilier continue de flamber, avec plus de 10 000 € le mètre carré! Comment stopper cette escalade?

I is dis a an an: the market is made fou. Je constate: sur un marché social développé, mais rien pour les classes moyennes. Et donc, cela pose le sujet de l'accès au logement intermédiaire. Il faut structurer ce marché et ne pas tout mettre dans le logement social, comme l'a fait Anne Hidalgo par dogmatisme.

Par dogmatisme?

Ian Brossat, adjoint communiste au logement, a appliqué le communisme municipal. Et pardon de le dire, c'est dogmatique comme approche. Résultat: Paris perd 12 000 habitants par an depuis cinq ans. Essentiellement les classes moyennes. Je ne suis pas contre le logement social, loin de là. Mais on peut ne pas perdre la totalité des moyens publics dessus. Je suis donc prêt à mettre l'accent sur le logement intermédiaire. The bailleurs is available with ready to work with the Ville of Paris on the sujet.

Dans une vidéo récente, Cédric Villani n'a pas su répondre…

Aucun commentaire à faire. Chacun va à son rythme.

Les Parisiens n'en peuvent plus des travaux. Que prévoyez-vous?

J'aimerais qu'on tienne une excuse: on dit que 7% des travaux sont faits de la Ville de Paris. C'est vrai, mais je vous donne un scoop: 100% des travaux ont été autorisés par le maire de Paris! Les Parisiens ont assez et faisais une proposition simple: je suis élu maire de Paris, j'imposerais un moratoire sur les travaux.

Vous suspendez tout?

Oui, je propose de suspendre les travaux jusqu'à la fin 2020. Il n'y a aucun nouveau chantier, hors chantiers de sécurité. This is a mans is one to buy to buy the city, les concessionnaires, les associations de riverains, les commerçants et les habitants qui sont excédés afin de travailler plus intelligemment. Six mois de calme, les Parisiens l'auront bien mérité.

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