Monday, February 17, 2020

Barbara Hepworth, sculpteur dans l’âme, tout en lumière au musée Rodin

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Tous les portraits de Barbara Hepworth (1903-1975) parlent d’eux-mêmes. Ils suivent l’évolution de l’intrépide «reine de la sculpture britannique» qui se fait passer pour Junon dans son atelier ou dans son jardin, auquel le musée Rodin rend hommage, jusqu’au 22 mars. Ils sont nombreux dans cette exposition pleine de foi qui met tout le lumière sur sa sculpture si sensuelle dans son abstraction, pleine comme un galet, aussi énigmatique qu’un boomerang. Ils témoignent, au fil des années, de la force de caractère de cette native du Yorkshire (comme les sœurs Brontë et David Hockney) qui a pris racine à St. Ives en Cornouailles. Et y mourut à l’âge de 72 ans, entre un somnifère et une dernière cigarette au lit, dans l’incendie accidentel de sa maison-atelier, le 20 mai 1975.

»LIRE AUSSI – Barbara Hepworth, taillée dans la pierre

«La région de West Riding dans le Yorkshire est un pays productif, une terre de contrastes sombres et merveilleux, (…) un pays d’une beauté et d’une grandeur naturelles assez extraordinaires, et le contraste entre cet ordre naturel et le désordre artificiel des villes, des tas de scories , la saleté et la laideur, a encore renforcé mon respect et mon amour pour les hommes et les femmes “, confia Barbara Hepworth en 1954. Elle partage cette force d’âme et ces vertus locales. Son art est puissant, profond, universel. L’ambition de cette petite femme avec la grâce d’une danseuse était aussi grande que celle des baskets menhir.

Une bataille homérique

Voir ce petit format confronter le matériel est déjà une leçon en soi. Laissez ses doigts caresser la surface lisse de La tête Coston (1949). Laissez-la manipuler le ciseau dans Vulcan, en gardant le fin poignet d’une statue. Laissez-la plonger ses mains dans du plâtre pour habiller un cadre fait d’une maille d’aluminium qui deviendra une sculpture aussi grande qu’une vague. Il y a une bataille homérique imposée par l’artiste, féminine et apprêtée malgré l’effort physique, et qui reste, enfermée dans la pièce finie, polie, apprivoisée (Corinthos, 1954-1955, bois de guaré peint, splendeur arrondie de 104 cm de haut, 107 cm de large, 102 cm de profondeur!).

“Peloagos, 1946”, bois d’orme et cordes. Barbara Hepworth © Photo de Bowness © Tate

“Parmi les pierres préférées de l’artiste, on trouve les marbres et l’albâtre, mais aussi les pierres de Grande-Bretagne (de Portland, notamment), l’ardoise très foncée de Delabole à Cornwall, l’albâtre de Cumberland. De même, elle aime les bois durs, les espèces tropicales comme les officinales gaïac (Lignum vitae), acajou, sycomore “, précise Catherine Chevillot, directrice du musée Rodin et commissaire de cette exposition lumineuse. Ce n’est pas rien d’avoir obtenu ses trésors de la Tate: Pelagos, 1946, sphère évidée en bois d’orme où le bleu pâle évoque la mer des Cyclades et les criques de Cornouailles, où les cordes évoquent la lyre de la mythologie, l’attribut d’Hermès, son inventeur, d’Apollon Musagète, Orphée, Erato, la muse de poésie lyrique.

Cet historien de l’art était “Révélation Barbara Hepworth” licencié à l’Université de Dijon en 1981. Grâce à sa formation d’enseignant, un certain Serge Lemoine, grand spécialiste de l’abstraction, devenu directeur du musée de Grenoble de 1986 à 2001, puis président du musée d’Orsay de 2001 à 2008. Il a publié en 2018 le Catalogue raisonné d’Aurélie Nemours (1910-2005). Catherine Chevillot lui a dédié son premier texte du catalogue, Barbara Hepworth, une vision du monde.

Barbara Hepworth, au musée Rodin, 77, rue de Varenne (Paris 7e). Tél: 01 44 18 61 10. Du mardi au dimanche de 10h à 18h30 Jusqu’au 22 mars. Catalogue: Barbara Hepworth, sous le dir. par C. Chevillot et S. Matson, 35 €.

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