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Au Vatican, le pape François organise sa succession

Le pape François a annoncé, dimanche, la nomination de 21 cardinaux. Une décision éminemment stratégique puisque parmi ces nouveaux proches conseillers du souverain pontife, seize seront autorisés à prendre part à un conclave. Tous âgés de moins de 80 ans, ces électeurs pourraient être appelés à désigner le futur successeur de Jorge Mario Bergoglio, aujourd’hui âgé de 85 ans et dont l’état de santé, jugé préoccupant, alimente les bruits de couloir au Vatican.

Déplacement au Liban reprogrammé

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Parmi sa nouvelle garde rapprochée figurent des personnalités enclines à réformer l’Église catholique. Le Français Jean-Marc Aveline, 63 ans, archevêque de Marseille depuis 2019, se situe ainsi dans la droite ligne pastorale du pape argentin. Né en Algérie, issu des quartiers Nord de la cité phocéenne où il a été ordonné prêtre en 1984, fervent artisan du dialogue interreligieux, il devient le cinquième archevêque français détenteur d’un pouvoir de vote.

Cinq cardinaux viennent renforcer le collège des électeurs asiatiques (ils sont, désormais, 20). Leur nombre passe de 15 à 17 pour l’Afrique, et de 12 à 15 pour l’Amérique du Sud. Mgr Robert Mc Elroy, évêque de San Diego (États-Unis), engagé sur les fronts de la protection de l’environnement et de la bienveillance de l’Église envers les homosexuels est une autre figure proche du pape rejoignant le cercle de ses proches conseillers. Le prélat américain s’était notamment illustré en qualifiant de « grotesque » le mur érigé par le président Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Un Franciscain, Mgr Leonardo Ulrich, 71 ans, membre de la Conférence nationale des évêques, incarne quant à lui une frange ouvertement critique du pouvoir en place au Brésil.

La santé du pape est un sujet sensible sur lequel le Vatican communique parcimonieusement, à sa demande. Or le Saint-Père apparaît de plus en plus diminué. Le 5 mai, souffrant du genou droit en raison d’un problème de ligament, il s’est présenté pour la première fois en public en fauteuil roulant. Assailli de douleurs à la hanche qui le font boiter, le pape a également subi une opération du colon en juillet 2021.

Au cours d’un déplacement à Malte, en avril, le pape n’avait pu embarquer par la passerelle à bord de son avion. Et tandis que son déplacement au Liban prévu les 12 et 13 juin a été reporté « pour des raisons de santé », le doute plane sur sa capacité à honorer les voyages prévus au Congo du 2 au 7 juillet, puis du 24 au 29 au Canada.

François pourrait-il, à terme, être contraint de passer la main ? Une telle décision le placerait dans le sillage de son prédécesseur Benoit XVI, premier pape ayant renoncé à son pontificat de son vivant depuis le Moyen Âge « Dès que le pape est hospitalisé, il souffle toujours une brise ou un ouragan de conclave », avait-il ironisé à ce sujet au micro d’une radio espagnole.

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