Attaque à Christchurch: la première ministre Jacinda Ardern en première ligne

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Son visage n'était connu dans le monde entier que vendredi matin, quand il est apparu dans tous les médias. Jacinda Ardern, Premier ministre de la Nouvelle-Zélande, est en première ligne pour répondre à l'attaque terroriste perpétrée vendredi à Christchurch contre deux mosquées.

À seulement 38 ans, cette ancienne dirigeante du parti travailliste est à la tête du gouvernement depuis le 26 octobre 2017. Ce vendredi, elle a multiplié les interventions dans les médias. Dans une première, courte émission en direct à la télévision, elle a déclaré que c'était "l'un des jours les plus sombres de la Nouvelle-Zélande".

"Un grand nombre des personnes directement touchées par cette fusillade pourraient être des migrants ou des réfugiés néo-zélandais. Ils ont choisi de s’installer en Nouvelle-Zélande, et c’est leur maison. Elle a ajouté, visiblement émue. Des commentaires relayés sur son compte Twitter.

Plus tard dans la journée, vers 7h30 en France (12 heures entre Christchurch et Paris), elle a déclaré lors d'une conférence de presse une première évaluation des attentats, faisant état de 40 morts, avant de réviser cet équilibre un peu plus tard, à 49 morts.

"Jacinda-Mania"

À moins de 40 ans, Jacinda Ardern n'est pas une nouvelle venue dans la vie politique néo-zélandaise. En particulier, elle avait été élue députée travailliste en 2008. Au cours de la campagne législative qui l'a conduite à assumer ses responsabilités à l'automne 2017, elle a notamment plaidé en faveur d'une réduction des coûts d'accès à l'université, d'un meilleur accès au logement pour les familles. avec des handicaps. faibles revenus, voire la légalisation de l'avortement.

Au moment de son accession au pouvoir, une partie de la presse le qualifiait d '"étoile durable de la politique néo-zélandaise", au point de donner naissance à une véritable "jacinda-mania", comme l'appelaient alors plusieurs journaux néo-zélandais, y compris le spin-off. Idem pour une partie de la presse internationale, comme le Guardian.

Elle parlait d'elle en 2018 pour un événement qui n'avait rien à voir avec le contexte de ce vendredi. Enceinte à partir de janvier 2018, elle avait temporairement quitté son emploi en juin, à la suite de la naissance de sa fille. C'était le vice-premier ministre qui agissait alors pendant six semaines.

Quand elle a repris ses hautes responsabilités, Jacinda Ardern a participé à l'Assemblée générale annuelle des Nations Unies le 24 septembre avec son enfant de trois mois. C'était une première pour un chef politique.

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