Asie et Wall Street rebondissent

Premier indice de New York, le Dow Jones a terminé en hausse de 1,15% et le Nasdaq a pris 2,29%. À la suite du retour en force des valeurs technologiques et des résultats positifs de trois banques lors du lancement de la saison.

Plusieurs grandes banques américaines ont annoncé leurs résultats
trimestriel ce vendredi: JPMorgan, Citi et Wells Fargo. Ils rapportent des résultats trimestriels supérieurs aux attentes malgré les multiples sources de préoccupation qui pèsent sur leur performance en bourse depuis le début de l’année. Et puis embellies pour le secteur de la technologie, Netflix, Amazon et Apple, durement touchées par la forte baisse des dernières sessions, ont
gagne 3,7% à 5,9%.

La panique de cette semaine s'était répandue dans le monde entier. Les marchés asiatiques ont finalement rebondi vendredi, après la publication de chiffres meilleurs que prévu sur les exportations chinoises et de l'excédent commercial avec les États-Unis. En conséquence, l'indice composé Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a clôturé en hausse de 2,12%. En Chine continentale, l'indice composite de la Bourse de Shanghai, en baisse de plus de 5% jeudi, a finalement progressé de 0,91%, tandis que celui de Shenzhen, qui s'était effondré de plus de 6% la veille, avait augmenté de 0,19% vendredi. Pour sa part, l'indice Nikkei 225 de la Bourse de Tokyo a grimpé de 0,46% à la clôture vendredi, après avoir perdu 3,89% jeudi.

Léger recul des marchés européens

Les marchés européens n'ont toutefois pas emboîté le pas et ont clôturé en légère baisse vendredi. A Paris, le CAC 40 a perdu 0,20%, après avoir gagné 1,05% à l’ouverture. Il avait perdu près de 2% la veille. À Francfort, le Dax a fini en baisse de 0,13% après avoir ouvert en hausse de 1,32%. L'indice FTSE-100 de la London Stock Exchange, qui a progressé de 0,41%, a enregistré une baisse de 0,16%.

Selon David Madden, analyste chez CMC Markets, l'explication est simple: "Les investisseurs sont enclins à ajuster leur portefeuille avant le week-end" et à "encaisser leurs gains".

L'euro a perdu du terrain vendredi face au dollar, après plusieurs jours de hausse. Vers 21 heures à Paris, la monnaie unique européenne valait 1,1562 dollar contre 1,1593 dollars jeudi vers 23 heures.

La semaine prochaine sera marquée par le début de la saison des résultats trimestriels, mais les investisseurs se concentreront sur les perspectives des entreprises pour la fin de l'année. Ils vont "essayer de comprendre à quel point nous sommes ou non dans une inflexion de cycle", a déclaré Gilles Guibout, responsable des actions européennes chez AXA IM.

Les analystes restent toutefois prudents: "La séquence baissière semble être bien établie car les incertitudes demeurent nombreuses", a commenté Daniel Larrouturou, directeur général de Diamant Bleu Gestion. Cette prudence a plusieurs raisons, notamment les tensions commerciales internationales, les incertitudes sur les finances italiennes et le durcissement de la politique monétaire américaine.

Les élections législatives à mi-mandat du 6 novembre aux États-Unis sont également attendues avec impatience. "Avant cette échéance, il est difficile d'imaginer un marché qui commence à monter", a déclaré Gilles Guibout, qui s'attend à de "hauts et des bas" pour les développements à venir.

Les critiques sévères du président américain Donald Trump sur les hausses de taux de la Banque centrale américaine ne sont pas étrangères à ces préoccupations. Le président américain a déclaré jeudi que cette politique était "une grave erreur".

Le marché obligatoire se termine dans le calme

Les taux d'emprunt des pays européens, ils ont peu changé vendredi, les investisseurs restent prudents. "Le marché obligataire est presque calme sur le marché obligataire", a déclaré Antoine Lesne, responsable de la stratégie et de la recherche à SPDR ETF (une filiale de State Street Global Advisors). "La théorie est que les taux d'emprunt sont plus serrés, en particulier ceux des pays les plus forts de la zone euro", mais "la prudence demeure."

A 18 heures, le taux des emprunts allemands à 10 ans a légèrement diminué, s'établissant à 0,498% contre 0,518% jeudi à la clôture du marché secondaire, où la dette était déjà émise. Celui de la France a suivi la même tendance, se situant à 0,867% contre 0,882%. En revanche, le rendement à 10 ans de l’Italie n’a guère varié à 3,577% contre 3,564%. A l'inverse, celle de l'Espagne a légèrement progressé à 1.676% contre 1.643%. Le taux d'emprunt britannique à 10 ans est revenu à 1,674%, passant de 1,674% à 1,633%. À la clôture des marchés européens, le taux d'emprunt américain à 10 ans s'est stabilisé à 3,146%, contre 3,150% jeudi.

Les marchés resteront très attentifs aux annonces concernant les résultats trimestriels des sociétés américaines qui se poursuivront la semaine prochaine, notamment la publication des comptes de Bank of America prévue lundi avant l’ouverture de Wall Street.

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