Après Nougaro, Maurane chante parfaitement Brel - 13/10/2018

Publié le 13/10/2018 à 07h45

Musique – Favorite

Maurane en 2008 à Toulouse./ Photo DDM, F. Charmeux

Nous avons tellement aimé Maurane, sa voix si chaude, son grand rire; son côté maman et son côté cash. Et puis, elle est décédée subitement en mai dernier, à 57 ans, alors qu’elle enregistrait un album consacré au répertoire de son compatriote Jacques Brel. Maurane avait toute la légitimité pour se lancer dans un tel projet, aussi audacieux qu’il soit. Et pas seulement pour des raisons géographiques. Elle avait été tellement adorée à explorer les chansons de Nougaro avec cette plaisanterie jazzy qu’elle était l’une des rares à pratiquer avec un naturel généreux. Se jeter dans l’univers de Brel, si violent et brut, parfois excessif, représentait un défi de la même ampleur qu’il s’agissait d’un match parfait.

Le travail de Maurane a été finalisé, post-mortem, par sa fille Lou (qui a également peint la couverture de l'album: une horreur) et son pianiste Philippe Decock. Quelques notes sur un clavier, des violons discrets, parfois un soupçon de guitare ou de trompette, et la magie opère, toujours modérée, sans aucune mélodie. Manifestement, la voix de Maurane est pour beaucoup, surtout quand il s'agit de l'Everest: "je ne sais pas", "La chanson des vieux amoureux", "Orly" ou "Une île". "Voir un ami pleurer" perce notre cœur encore plus quand Maurane chante: "C'est le moment de vivre, c'est le temps d'aimer". Cette fois dont le destin l'a privé.
"Maurane Brel" (Polydor / Universal).

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