Après l’Autriche, la Slovaquie revient aussi au confinement

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Le Vieux Continent est de plus en plus gravement malade, avec plus de 2,5 millions d’infections, près de 30 000 décès la semaine dernière et une tendance à la hausse. Surtout parce que, selon l’OMS, 45-47% de la population européenne n’est pas vaccinée, ainsi que la plupart des personnes en soins intensifs. Le Centre européen pour les maladies, l’ECDC, a également insisté sur les vaccins, mais a demandé aux gouvernements un effort supplémentaire, quoique impopulaire : adopter des “mesures non pharmaceutiques”, c’est-à-dire des restrictions strictes sur les contacts sociaux.

La La France est prêt à devenir sérieux, également parce que le taux d’incidence chez les enfants de 6 à 10 ans a explosé : 340 cas pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale pour les adultes est de 191. Le gouvernement a préparé un plan de contre-mesures basé sur le renforcement de la distanciation et du pass vert et sur l’accélération de la campagne de rappel des vaccins, qui sera annoncée par le ministre de la Santé Olivier Véran, dans le but de “sauver les vacances”, a anticipé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Dans Allemagne, où les experts estiment que l’incidence du Covid est hors de contrôle (le record de près de 67 000 nouvelles infections est impressionnant), la chancelière Angela Merkel s’est convaincu de la nécessité d’une ligne très dure. Au point de proposer, lors d’une rencontre confidentielle avec le SPD, les Verts et les Libéraux, un confinement immédiat jusqu’au 8 décembre, selon Bild. La proposition a cependant été rejetée par les dirigeants du prochain gouvernement, qui craignent manifestement les protestations. « La situation est grave », a reconnu le futur chancelier social-démocrate Olaf Scholz, se limitant toutefois à annoncer la mise en place d’une cellule de crise sur la pandémie.

La Slovaquie au lieu de cela, il n’a pas hésité à aller jusqu’au bout et a imposé une confinement général pendant 15 jours. Car nous devons faire face au plus grand nombre d’infections par habitant au monde : plus de 10 300 nouveaux cas en 24 heures, sur 5 millions et demi d’habitants. « Une mesure impopulaire mais absolument inévitable », a souligné la présidente Zuzana Caputova.

Dans Pays-Bas le retour au semi-confinement a déclenché la violence du no vax, mais le Premier ministre Mark Rutte n’est pas prêt à reculer. En effet, il se prépare à aller plus loin. L’hypothèse qui circule est la fermeture des écoles. Il y a aussi de nouvelles compressions en Europe centrale et orientale, qui paie un énorme retard sur les vaccins (il suffit de mentionner les 24% de la population vaccinée de la Bulgarie contre 86 % des le Portugal). La République tchèque évalue l’obligation pour certains groupes et catégories de personnes. Dans Pologne le gouvernement, jusqu’à présent prudent quant aux fermetures, a déclaré qu’il pourrait inverser la tendance si le taux d’infection ne commençait pas à baisser d’ici la mi-décembre.

Pour éviter un hiver de passion, le Commission européenne, qui présentera demain le nouvelles directives de voyage. L’idée est de passer d’une approche basée sur le pays d’origine et les éventuelles quarantaines à une approche centrée sur le pass Vert, qui pourrait avoir une validité de 9 mois.

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