A Paris, plongée dans la première réserve naturelle virtuelle

Pour approcher les animaux du monde entier sans impact sur l'environnement et sans quitter Paris, rendez-vous au Jardin d'acclimatation. La première réserve naturelle virtuelle ouvre ses portes le 23 février.

Ce voyage commence avec de jeunes orangs-outans. Ils se balancent de branche en branche et se rapprochent, curieux de notre présence. Puis vient une lionne qui embrasse le bout de notre nez. Puis une scène incroyable de zèbres, d’éléphants et de girafes courant autour d’un point d’eau. La Tanzanie, le Kenya, la Namibie, nous marchons au milieu de cette savane. Et pourtant, nous sommes à … Paris.

La première réserve naturelle virtuelle ouvre ses portes le 23 février au Palais d’hiver du Jardin d’acclimatation (1). Cet espace, qui ressemble à une jungle africaine, accueille le visiteur – à partir de cinq ans – prêt à être téléporté dans le monde sauvage. Muni d'un casque de réalité virtuelle, il découvre dans un film de douze minutes les espèces endémiques de différents pays du monde. Les sons de la nature sont parfois accompagnés de musique.

Antilopes, écureuils, ours, dauphins, grenouilles, guépards … Le documentaire projeté nous emmène en Afrique, mais également en Eurasie et en Amérique du Sud. La scénographie évoluera trois fois par an: "Le but est de faire le tour du monde" témoigne Adrien Moisson, à l’origine de ce projet numérique. Quelque 200 espèces sont au programme. En été, un voyage aquatique sera offert, tandis que l'automne sera suivi par des étendues couvertes de glace.

Adrien Moisson souhaite sensibiliser à la nécessité de protéger la nature sauvage en évitant les incursions destructives d’êtres humains dans des environnements naturels. "60% des espèces ont disparu en moins de 40 ans et 40% des mammifères ont vu leur aire de répartition diminuer de 80%"met en garde cette formation vétérinaire, persuadé que cette évolution n'est pas une fatalité.

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Pour inverser cette tendance, "La solution est de toucher le public à cœur. Depuis des années, nous entendons des discours effrayants qui ne sont pas très efficaces. Avec" Wild Immersion ", nous avons choisi de prendre en compte la réalitédit Adrien Moisson. Le film est soutenu par Jane Goodall (2), une éthologue réputée pour ses études sur les chimpanzés, qui présente le documentaire en attirant tous les regards sur la préservation de la biodiversité.

Caméras écrasées par les éléphants et dévorées par les lions

Pour réaliser ce premier film, une année de tournage était nécessaire. Cette immersion 3D à 360 degrés donne l'impression de marcher dans des contrées lointaines et de pouvoir toucher les animaux qui y vivent. "Les coups étaient souvent fantastiques, dit Adrien Moisson. Nous étions souvent dans une relation proie-prédateur avec les animaux que nous voulions filmer. "

"Pour les lions, nous avons mis la caméra par terre et nous nous sommes enfuis" Il explique. Résultat, cette image incroyable où l'on voit la lionne embrasser l'appareil et le lion le projetant avec un poke.

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Les zèbres, animaux paisibles, n'étaient pas plus faciles à capturer en images. Il a fallu à l’équipe de tournage mettre des caméras autour d’un point d’eau et attendre trois jours que les équidés s’habituent à ce matériau. Quand les éléphants, ils ont écrasé les caméras le deuxième jour.

Ce voyage virtuel est-il une alternative au zoo? Sans aucun doute écologique, mais regarder un animal dans les yeux, pouvoir le caresser et sentir son odeur est une expérience irremplaçable.

Frédérique Schneider

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