3 questions sur le virus du Nil occidental, détectées chez 20 personnes?

Au total, vingt cas d'infection ont déjà été identifiés. Dans deux mois, dans les départements des Alpes-Maritimes et du Vaucluse, vingt personnes ont été infectées par le virus du Nil occidental, également appelé West Nile.

De ces cas, trois ont une forme neuroinvasive du virus. Ils ont dû être hospitalisés mais sont en train de guérir, a indiqué l'Agence régionale de la santé (ARS) dans un communiqué publié lundi 24 septembre.

La plupart du temps, l'infection humaine est asymptomatique, bien que la maladie se manifeste également par un syndrome pseudo-grippal (fièvre, mal de tête, douleurs musculaires) parfois accompagné d'une éruption cutanée.

1. Quels sont les risques?

Néanmoins, dans des cas exceptionnels, un cas sur 150 selon l’Organisation mondiale de la santé, la maladie peut entraîner de graves complications neurologiques. "La mortalité a été estimée à 2% des infections", indique l’OMS sur son site internet.

Ces complications et maladies graves peuvent affecter n'importe quel patient, quel que soit son âge. Cependant, "les personnes de plus de 50 ans et certaines personnes immunodéprimées (telles que les patients ayant subi une transplantation) sont les plus exposées au risque de maladie grave si elles sont infectées par le virus".

2. Comment le virus se propage-t-il?

Chez l'homme, l'infection par le virus du Nil occidental est généralement transmis par les moustiques les plus communs (Culex). Ceux-ci sont contaminés en piquant des oiseaux sauvages infectés avant de les transmettre aux hommes et aux femmes.

Le virus du Nil occidental n'est pas nouveau lorsqu'il était isolé pour la première fois en 1937dans le district du Nil occidental en Ouganda, rappelle l’organisation mondiale alors que des pays comme Israël, la Grèce, la Roumanie ou les États-Unis ont connu des flambées très importantes par le passé.

3. Quelle évolution pour le virus?

Mais la situation est à nouveau préoccupante ces derniers mois. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) met en garde contre la propagation de ce virus car le nombre de fièvres du Nil occidental a considérablement augmenté dans l'Union européenne ces derniers mois. Ainsi, selon un communiqué publié le 21 septembre, 300 cas humains ont été enregistrés en une semaine, en août, contre 207 sur l'ensemble de l'année 2017.

Selon l’organisme européen, il est maintenant "probable" que le virus se propage dans plusieurs régions, y compris celles épargnées jusqu’à présent, dans les mois à venir.

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