20 minutes - Une villa de l'OMS frappée par un obus

Seize membres du personnel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mobilisés contre l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC, ont quitté Beni. Un obus a frappé la villa qu'ils occupaient vendredi soir lors d'affrontements entre soldats de la paix et rebelles.

C'est dans les échanges de tirs que la villa a reçu un obus. Ce n’était pas une attaque gratuite de la villa, a déclaré le Dr Michel Yao, coordinateur de la lutte contre le virus Ebola Beni, de l’AFP. Il n’ya pas de mal, at-il dit, sans savoir si les obus venaient du camp de la force de l’ONU, de l’armée congolaise ou des rebelles.

C'est la première fois que l'OMS doit libérer, même à titre provisoire, son personnel depuis la déclaration de l'épidémie d'Ebola le 1er août dans la région très dangereuse de Beni. Les seize membres (sur un total de 191 Beni de l'OMS) sont partis samedi à Goma, désespérés et dans l'attente d'une solution pour leur logement, selon M. Yao.

C'est une villa sur deux niveaux et le personnel s'est enfui en bas. La coquille a atterri sur le toit d'une des toilettes, a-t-il déclaré, ajoutant que certaines personnes étaient traumatisées.

Lutte contre Ebola suspendu

Samedi plus tôt, le ministre congolais de la Santé avait indiqué que la lutte contre l'épidémie d'Ebola Beni avait été suspendue après des affrontements armés la veille, à quelques mètres du centre des opérations d'urgence et des hôtels dans lesquels plusieurs équipes sont hébergées.

Vendredi soir, les Casques bleus de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUSCO) ont repoussé une nouvelle offensive attribuée au groupe armé des ADF après plusieurs heures de combats dans le district de Boikene, l'entrée nord de Beni, selon le quotidien bulletin. Ministre de la Santé.

Les Forces démocratiques alliées (ADF), qui ont massacré des centaines de civils depuis 2014 et au moins sept casques bleus cette semaine dans des affrontements, ont voulu attaquer l'une des bases du Monusco, selon ce document officiel congolais.

Les affrontements de vendredi soir se sont terminés avec deux maisons et une voiture tirée à cent mètres de l’un des hôtels occupés par les équipes anti-Ebola, selon un correspondant de l’AFP. Le ministre de la Santé, le docteur Oly Ilunga Kalenga, déplore ces actes de violence (…). L'épidémie reste dangereuse, en particulier à Beni, a ajouté le ministre de la Santé.

Multiplication des attaques

Historiquement rebelles musulmans ougandais dans l'est du Congo dans les années 1990, les ADF multiplient les attaques sur la ville de Beni depuis septembre, après des massacres visant principalement Ocha au nord ou des routes et des champs dans la brousse.

Un hommage a été rendu samedi à Beni, six soldats de la paix du Malawi, et le soldat de la paix tanzanien tué cette semaine lors de l'offensive contre les ADF, conjointement avec l'armée congolaise.

Quinze soldats de la paix tanzaniens ont été tués le 8 décembre dernier lors de l'attaque d'une base de l'ONU dans la région de Beni attribuée aux FAD. Des élections sont prévues en RDC le 23 décembre. Plus tôt cette semaine, la représentante de l'ONU au Congo, Lela Zerrougui, a été de plus en plus alarmée par la situation à Beni, préoccupée par la situation sécuritaire qui menace les élections dans de nombreuses régions du monde. est du pays.

(Nxp / ats)

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